Les fruits rouges, champions antioxydants !

juillet 19th, 2010

 

Qu’est-ce qu’un antioxydant ?

Au niveau de la cellule, l’oxygène, présent pour l’alimenter sous forme d’énergie, intervient dans une chaîne respiratoire qui produit des phénomènes d’oxydo-réduction à l’origine de la formation des radicaux libres. Ces éléments chimiques sont également formés durant des phénomènes pathologiques infectieux, inflammatoires ou de dégénérescence liée à l’âge. La pollution (métaux lourds, rayonnements ionisants…) peut également être à l’origine de ce stress oxydatif au niveau de la cellule.

Les radicaux libres forment entre eux des réactions en chaîne de péroxydation créant de nouveaux radicaux libres. Ces mécanismes sont à l’origine des maladies comme le cancer.

 

Pour «piéger» ces radicaux libres, certains éléments agissent de façon directe ou indirecte : c’est le cas de certaines protéines et d’enzymes, ainsi que d’antioxydants naturels d’origine nutritionnelle. Parmi ces  molécules présentes dans les fruits et légumes, on dénombre essentiellement les vitamines C et E, les caroténoïdes et les polyphénols ainsi que certains oligo-éléments (sélénium et zinc surtout).

Parmi les polyphénols, la grande classe des flavonoïdes regroupent des pigments naturels hydrosolubles produits par les végétaux pour se protéger du soleil et qui remplacent pour partie la chlorophylle. Ils sont notamment responsables de la coloration des feuilles d’automne…

Et parmi ces pigments naturels, les anthocyanes,responsables de la couleur des fruits rouges, offrent une palette large allant du rouge au bleu en passant par les pourpre, rose, violet que l’on trouve en abondance dans la cerise, le cassis, la fraise, la framboise, la groseille, etc…, tous ces petits fruits et baies que l’on trouve durant l’été !

 

Les bénéfices santé des polyphénols

Les polyphénols interviennent dans la prévention de pathologies comme l’artériosclérose, les maladies cardiaques et accidents vasculaires cérébraux, ainsi que dans la prévention des cancers ; sur ce dernier point, les polyphénols interagissent au niveau de la cellule en l’aidant à se protéger contre les radicaux libres, mais on n’en connaît pas à ce jour les mécanismes biochimiques.

Ils ont une action avérée sur le bon fonctionnement des artères, une étude finlandaise venant de démontrer que la consommation de baies permet de diminuer la pression artérielle et d’accroître le bon cholestérol.

De nombreux travaux attestent par ailleurs les effets positifs des polyphénols sur le diabète. Il est probable également que les polyphénols aient une action dans les mécanismes de dégénérescence neurologique, comme les maladies de Parkinson et d’Alzheimer, ils amélioreraient notamment les fonctions cognitives : une étude réalisée sur des rongeurs a montré que les polyphénols accroissaient la mémoire de ces animaux. Il semblerait également qu’ils aient une action anxiolytique ! Comme le chocolat, les fruits rouges calmeraient-ils et diminueraient-ils l’anxiété ?

Enfin, certains polyphénols auraient une action sur la vision, prévention des dégénérescences maculaires liées à l’âge et de la cataracte. On a même dit que la myrtille favorisait la vision nocturne !

Les polyphénols favorisent également l’action de la vitamine C, autre anti-oxydant, et ralentissent la destruction de ce nutriment fragile.

Les anthocyanines des baies rouges et noires ont un fort pouvoir antioxydant.

Les plus sombres sont les plus riches en composés antioxydants : les meilleurs protecteurs sont les myrtille, cassis, canneberge (ou cranberry, quoique ces variétés ne soient pas forcément identiques), fraise, framboise, groseille, mûre, ou encore la baie de sureau, commune de nos sentiers…

Riche en tanins (140 mg aux 100 g), en vitamine C et en anthocyanes (jusqu’à 400 mg aux 100 g), retenons le cassis comme le champion des polyphénols.

Des fruits à pleine maturité sont plus colorés et contiennent donc plus d’anthocyanes : consommons donc des fruits mûris naturellement au soleil plutôt qu’artificiellement dans leur barquette cartonnée ! Cueillons-les si possible, les baies sauvages, les myrtilles notamment, contiendraient davantage de polyphénols que les myrtilles cultivées. Sinon, achetons-les bio : les fruits et légumes cultivés de façon raisonnée, sans usage des pesticides contiendraient davantage de composés antioxydants que les produits traités.

RECETTES CREMES DESSERT AUX LAITS D’ORIGINE VEGETALE

mai 12th, 2010

Les laits d’origine animale peuvent être souvent remplacés en cuisine par des boissons ou des filtrats de céréales ou de noix qu’on appelle “laits” d’origine végétale provenant principalement de légumineuses, d’oléagineux, de céréales. Vous trouverez des laits de soja , de riz, d’avoine, d’orge, de quinoa, d’amandes, de noisettes…

 

Beaucoup de personnes au cabinet me demandent des idées de recettes de desserts à base de lait végétaux, en voici donc quelques unes :

 

riz au lait de soja

1 litre de lait soja

200 g de riz rond

raisins secs

2 cuillères à soupe de purée d’amande

3 cuillères à soupe de sucre complet (rapadura par exemple)

Plonger le riz dans de l’eau bouillante durant 2mn, puis rincer à l’eau froide

Verser ensuite le riz dans le lait de soja déjà porté à ébullition, puis laisser cuire à feu doux (environ 20mn), en remuant de temps en temps, à la fin de la cuisson rajouter la purée d’amande ainsi que le sucre

 

crème à l’arrow root

 

l’arrow root provient d’un tubercule, c’est la fécule extraite du rhizome de la maranta, une plante tropicale. Il se présente sous forme de poudre blanche, qui sert de liant et d’épaississant comme la fécule de pommes de terre et la maïzena. Dans certaines préparations, il peut remplacer les œufs. Sa digestibilité est excellente

 

500ml de lait de riz, soja ou amande

25g d’arrow root

2 cuillères à soupe de sucre complet

vanille ou chocolat

 

Faire tiédir le lait (dans lequel vous aurez rajouté vanille ou chocolat et sucre), rajouter l’arrow root déjà dilué dans un peu de lait, mettre sur feu doux tout en remuant jusqu’à consistance désirée, ainsi on peut obtenir la consistance d’une crème pâtissière.

 

 

Crème aux épices à l’agar agar

 

L’agar-agar est un gélifiant naturel extrait d’algues marines rouges. C’est un substitut idéal à la gélatine animale et à la pectine qui a aussi l’avantage d’être riche en éléments nutritifs (calcium, phosphore et fer) et de faciliter la digestion. Son pouvoir gélifiant est bien supérieur à celui de la gélatine, (qui elle, est d’origine animale)

L’agar-agar est le plus souvent ajouté à un liquide froid qui est ensuite porté à ébullition. Il s’utilise parfois dissout dans un liquide chaud. Dans tous les cas, la préparation est remise à mijoter à feu doux et remuée à l’aide d’un fouet, encore deux minutes pour qu’elle gélifie efficacement après mise au froid

 

1 litre de lait soja

2 cuillères à soupe d’arrow root

3 cuillères à soupe de sucre complet

1 cuillères à café de mélanges d’épices tchaï

4gr d’agar agar

Délayer l’arrow root et l’agar agar avec ¼ litre lait

Faire chauffer le mélange d’épices sans le faire brunir, ajouter le lait de soja restant et porter à ébullition

Verser le mélange arrow root , agar agar dans le lait bouillant

Laisser frémir 3mn sans cesser de tourner au fouet

Sucrer

Verser dans un saladier et laisser refroidir

Puis battre au fouet la préparation pour obtenir une crème onctueuse

 

 

 

LA SEVE DE BOULEAU ELIXIR DE PRINTEMPS

mars 15th, 2010


LA
SEVE DE BOULEAU

Mars est
l’annonciateur du Printemps
. Cette saison symbolise la lumière
et le renouveau après ces périodes de repli hivernal. L’arrivée
du Printemps renouvelle l’énergie et la nature jusqu’alors
ensommeillée sort de sa léthargie. On voit les bourgeons sur les
arbres, on sent un vent nouveau et la lumière du jour plus tardive
se pare d’une qualité plus acidulée, incitant aux sorties.

Physiquement on constate
quelques problèmes d’assimilation qui se traduisent par une
digestion difficile, des douleurs musculaires et tendineuses, des
ongles cassants, des irritations aux yeux, des troubles du sommeil…

Il est donc urgent de débarrasser l’organisme de tout ce qui
l’encombre, d’éliminer les graisses épaisses qui retiennent les
pesticides, les produits chimiques. Il est temps d’aider le foie,
l’intestin, la vessie, les reins, mais aussi d’éliminer la
cellulite. Temps de soulager les fascias, ne pas attendre qu’ils se
révoltent tout seuls avec les premiers rayons de soleil sous forme
d’eczéma, psoriasis et allergies diverses que l’on attribue à
tort au soleil ! Toutes ces manifestations sont un signe
d’encrassement interne.

L’alimentation du
Printemps
se veut donc dépurative, très riche en légumes de
couleur verte suivant la saison, crus et cuits associés à des
céréales légères comme le riz complet ou la quinoa, le millet ou
l’orge qui adoucissent et remettent l’organisme en marche.
Rajouter du curcuma c’est l’épice du Foie par excellence, elle
colore les mets, les parfume, et en favorise la digestion.

La sève est un merveilleux « élixir de printemps »,
diurétique et dépuratif. C’est la «cure de printemps » qui
élimine les toxines accumulées pendant l’hiver.

Elle contient des éléments vitaux qui vont permettre à
notre corps de se purifier et de se régénérer.
En effet,
la sève de bouleau possède de nombreuses propriétés connues
depuis longtemps. Mais ce sont les trois principales :
revitalisation/minéralisation/épuration (humorale et cellulaire)
qui expliquent son succès. Les minéraux présents sous forme
ionisée permettent une meilleure assimilation et rendent la cure de
Sève de Bouleau efficace (ostéoporose, parodontose…) Aussi la
sève est un remarquable draineur de l’organisme : elle active la
diurèse et l’élimination des déchets organiques: acide unique,
urée, cholestérol. C’est un remède précieux pour les affections
rhumatismales (lithiases) et pour les problèmes de peau qui
traduisent souvent des manifestations de troubles du système
excréteur. Egalement efficace pour éliminer la cellulite et les
oedèmes. La Sève de Bouleau, véritable élixir de printemps est
capable de nous nettoyer en profondeur et nous donne un coup de
jeunesse viscérale.

La cure de Sève de Bouleau, qui dure trois semaines, est ce que
la forêt nous propose de plus naturel, de plus simple pour un tel
nettoyage.

La Sève qui monte en abondance au printemps est un
véritable élixir. C’est un liquide très clair, presque incolore,
légèrement sucré. Elle peut être consommée fraîche, dès que
possible après sa récolte.

LA SOUPE

février 23rd, 2010

Pour ses qualités revigorantes, elle est très appréciée bien sûr en cette période de froid. Mais elle l’est aussi pour ses vertus santé, puisqu’elle peut nous aider à atteindre un meilleur équilibre nutritionnel.

Autant de bonnes raisons de l’inscrire à nos menus… A vos cuillères !

Elle réconforte et réhydrate

Une bonne soupe bien chaude, c’est requinquant lorsqu’il fait froid : elle fait du bien, elle réchauffe, et on la savoure avec plaisir. La soupe apporte un volume appréciable d’eau. Et c’est aussi important en été qu’en hiver : nous ne buvons pas toujours suffisamment, et le potage contribue à satisfaire nos besoins hydriques.

Salez peu votre soupe : vous évitez ainsi tout excès de sodium et vous augmentez le rapport potassium/sodium, ce qui favorise les mouvements de l’eau dans l’organisme et l’élimination urinaire des déchets et toxines.

Elle fait manger plus de légumes

C’est sans doute son intérêt majeur aujourd’hui. En servant régulièrement de la soupe de légumes, on bénéficie des apports de ces aliments si précieux pour l’équilibre nutritionnel. Ils fournissent en effet beaucoup de minéraux et de vitamines, des fibres et différents nutriments protecteurs qui améliorent la capacité de l’organisme à résister aux agressions de toutes sortes.

Pour préserver au mieux la qualité nutritionnelle de la soupe, choisissez des légumes aussi frais que possible, ne les faites pas tremper, et cuisez-les juste le temps nécessaire.

Les différentes soupes

Il existe plusieurs catégories de soupe dont la plus connue est celle aux légumes. Certaines sont composées de légumes secs (lentilles, pois cassés…) et peuvent être complétées avec un

apport de céréales.

N’hésitez pas à rajouter

- des algues : les algues de mer sont en général très riches en protéines, en sels minéraux et oligo-éléments.

- du miso : Préparation artisanale traditionnelle, le miso est une pâte obtenue par le mélange fermenté d’orge ou de riz complet et de soja, additionné d’une enzyme de démarrage de fermentation appelé koji, avec du sel comme régulateur.

Soupe miso légère

  • Préparer un bouillon en laissant bouillir un rubans de15 cm d’algue kombu dans 1 l. d’eau 1 à 2 h

  • couper en biseau de 2cm. quelques légumes de saison : carotte - navet - poireaux - choux, etc. les jeter dans le bouillon et laisser cuire environ1 h.

  • Quand le tout est cuit retirer du feu et prélever un bol de bouillon, laisser tiédir quelques minutes, puis dissoudre 2 cuillers à soupe de miso et reverser dans la soupe, brasser.

  • Ajoutez des cubes de tofu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

QUELQUES LEGUMES D’HIVER

décembre 3rd, 2009

LE CHOU

Le chou figure parmi les légumes les plus riches en fibres.  Ils contiennent de la vitamine C en abondance et des glucosinolates qui, comme les polyphénols, ont une action protectrice contre le cancer et les maladies cardiovasculaires.

Il est remarquablement riche en vitamine E : 2 à 7 mg pour 100 g, un taux record pour un légume !

La provitamine A (ou carotène qui se transforme en vitamine A dans l’organisme) est également très bien représentée : sa teneur est très variable selon les variétés, en moyenne 0,3 mg aux 100 g (ce qui correspond à environ 10 % du besoin quotidien de l’adulte), mais parfois cette teneur atteint 0,6 mg, voire 1 à 3 mg ! Parmi les vitamines du groupe B, il faut noter la vitamine B5 (l’acide pantothénique), la vitamine B6 et l’acide folique B9 (la vitamine B des “légumes feuilles”).

En ce qui concerne les minéraux, le calcium est particulièrement intéressant, grâce à sa teneur élevée (60 mg aux 100 g, besoin quotidien de l’adulte : 800 mg), et surtout au très bon rapport calcium/phosphore, supérieur à 1 (ce qui rend le calcium bien assimilable par l’organisme). On remarque aussi le magnésium, le fer (accompagné de cuivre et de vitamine C qui favorisent sa bonne utilisation), de nombreux oligo-éléments, et enfin des dérivés soufrés, trés caractéristiques du chou (ils sont responsables en grande partie de sa saveur typique).

Enfin, on ne  peut clore cet éloge du chou sans évoquer l’usage externe de ses feuilles, remède éprouvé en cataplasme contre les douleurs rhumatismales, les abcès, panais, furoncles, etc…

L’OIGNON

L’oignon est un des légumes les plus nutritifs.   Il doit l’essentiel de son apport énergétique  à ses glucides, ou hydrates de carbone. Ceux-ci sont constitués en majorité par des fructosanes, les sucres de réserve de la plante. Ces glucides, molécules complexes formées de chaînes de fructose, ne sont que partiellement assimilables. On relève aussi du glucose, du fructose et du saccharose, ainsi que de petites quantités d’autres glucides (pentosanes et hexosanes). Au total, les glucides représentent environ 7 % de la masse de l’oignon. Dans l’oignon blanc de printemps, plus riche en eau, le taux de glucides est un peu moins élevé, de même que l’apport énergétique (25 à 30 kcalories).

Les protides, les lipides et les autres constituants énergétiques de l’oignon ne sont présents qu’en très faibles quantités.

Parmi les nombreux minéraux et oligo-éléments, le soufre est le plus caractéristique. Il atteint 50 mg/100 g, et entre dans la composition des substances responsables de la saveur et de l’odeur typiques de l’oignon. Le soufre est considéré comme un facteur limitant la tolérance digestive d’un aliment.

On note aussi des teneurs importantes en potassium (170 mg/100 g), en phosphore (35 mg) et calcium (25 mg). Des oligo-éléments relativement rares sont bien représentés : par exemple, le sélénium, qui favorise les défenses immunitaires et s’avère essentiel dans la lutte contre le vieillissement cellulaire (0,001 à 0,010 mg/100 g ; besoin quotidien estimé à 0,055 à 0,070 mg) l’oignon est une des meilleures sources végétales de sélénium ; le manganèse, activateur de nombreuses enzymes, et régulateur des neuro-transmetteurs cérébraux (0,15 mg/100 g ; besoin quotidien de l’ordre de 4 mg) ; le cobalt, anti-anémique car co-facteur de la vitamine B12 (au taux de 0,013 mg/100 g) ; le fluor, nécessaire au bon état des dents et des os (0,04 mg/100 g) ; le molybdène, catalyseur azoté (0,01 mg), etc…

La teneur en vitamine C de l’oignon est loin d’être négligeable : elle atteint 25 mg/100 g dans l’oignon blanc («oignon frais»), et reste aux alentours de 7 mg dans l’oignon «de garde», celui que l’on consomme toute l’année. On comprend mieux le rôle d’aliment anti-scorbutique joué autrefois par l’oignon pour les marins qui partaient en haute mer. Les pigments colorés (polyphénols flavonoïdes jaunes, ou substances anthocyanes de couleur rouge ou violette) qui donnent aux différentes variétés d’oignons leurs teintes caractéristiques, possèdent aussi des propriétés «vitamine P», et potentialisent l’action de la vitamine C (en renforçant notamment la résistance des capillaires sanguins).

Beaucoup de vitamines du groupe B sont retrouvées dans l’oignon, à des taux modérés. On relève aussi la présence de vitamine E (0,14 mg/100 g) et de provitamine A (0,01 à 0,05 mg).

Les fibres, moyennement abondantes (2,1 %), sont constituées à la fois de celluloses et d’hémicelluloses (qui forment les parois des cellules végétales) et de pectines et autres substances colloïdales (donnant des composés de consistance mucilagineuse après cuisson). Cet équilibre, entre des fibres de nature différente, rend l’oignon cuit doucement laxatif, et bien supporté par les intestins.

LE POTIRON

Le potiron est un légume faiblement calorique. En effet, il renferme peu de substances énergétiques. Les glucides dépassent à peine 4 g aux 100 g : il s’agit en parties égales de glucose, de fructose, et d’un mélange de saccharose et de polyosides (mannitol et xylitol notamment). Les protides n’atteignent pas 1 g aux 100 g, et les lipides ne sont présents qu’à l’état de traces, comme dans la plupart des végétaux frais.

Le potiron fait partie des légumes bien pourvus en minéraux et oligo-éléments : l’apport global s’élève à plus de 750 mg aux 100 g, dont près de la moitié est constituée par du potassium. Le taux de sodium est particulièrement bas (moins de 2 mg aux 100 g), ce qui rend ce légume précieux dans les régimes désodés stricts. L’apport de magnésium (10 mg) et de calcium (27 mg) n’est pas négligeable, de même que celui de fer (0,6 mg). On a par ailleurs identifié dans le potiron beaucoup d’oligo-éléments (soufre, zinc, cuivre, manganèse, iode, bore, etc.) qui interviennent dans de nombreux métabolismes cellulaires.

En ce qui concerne les vitamines, il faut noter en premier lieu une teneur remarquablement élevée en provitamine A : 1,8 à 2 mg aux 100 g. Le potiron se situe ainsi parmi les légumes les plus riches en provitamine A, après la carotte, les épinards et le chou.

Les autres vitamines sont harmonieusement réparties, avec un large échantillonnage de vitamines du groupe B pratiquement toutes présentes. La vitamine C (bien protégée par l’écorce épaisse du potiron) est présente au taux moyen de 7 mg aux 100 g. On relève aussi des traces de vitamine E.

A noter : Ce sont les potirons les plus intensément colorés qui renferment un maximum de provitamine A (ou carotène). Le pigment jaune-orangé plus ou moins rouge du potiron est en effet constitué pour plus de 80 % par du béta-carotène, aux propriétés vitaminiques et anti-oxydantes très précieuses.

LE CRESSON

Le cresson est bien pourvu en minéraux, puisqu’il en renferme plus de 1 g aux 100 g. Ceux-ci sont largement dominés par le potassium, qui représente plus du quart du total. Le calcium est présent au taux record de 160 mg, ce qui fait du cresson le champion des légumes frais pour l’apport calcique. Le fer atteint 3,1 g aux 100 g (un des taux les plus élevés dans les légumes frais), et le magnésium 20 mg (une valeur intéressante également). On relève dans le cresson des quantités appréciables de zinc (0,4 mg).

Le cresson possède une exceptionnelle richesse vitaminique. Il fait partie des légumes frais les plus riches en vitamine C (60 mg aux 100 g), en provitamine A (2,9 mg) et en vitamine B9 ou acide folique (0,2 mg). Il renferme d’ailleurs toutes les vitamines du groupe B (à l’exception de la vitamine B12, absente du règne végétal), et fournit des quantités non négligeables de vitamine E (1,2 mg aux 100 g) et de vitamine K (0,25 mg).

Les fibres sont moyennement abondantes dans le cresson (2 g aux 100 g). Relativement tendres, elles sont constituées à parts égales de fibres insolubles (cellulose, hémicelluloses) et de fibres solubles (essentiellement des substances de nature pectique).

LE PAIN

octobre 7th, 2009

PAIN BLANC COURANT :

 

C’est un pain généralement fabriqué avec une farine qui a été rendue la plus blanche possible. Elle a été débarrassée au maximum des éléments de première importance, tels que germe, protéine, son, vitamines et sels minéraux, véritables trésors de santé. Cette farine contient donc principalement de l’amidon, elle provient généralement de blé cultivé avec l’aide d’engrais chimiques, de pesticides, et stockés avec des conservateurs qui sont des additifs ou traitements chimiques. Dans ce cas, les résidus de tout cela se retrouvent à l’analyse du pain.

Ce pain est fabriqué avec de la levure. La levure est composée de microbes cultivées à l’échelon industriel, microbes qui n’ont aucun lien de parenté avec le grain de blé. Elle permet de fabriquer très rapidement un pain volumineux. Mais dans ce cas de fermentation rapide, la saveur du pain et la digestibilité s’en ressentent, ainsi que sa conservation.

Très souvent il est rajouté des « améliorants » : farine de fève, acide ascorbique, … Tout cela contribue au blanchiment de la pâte et accélère la fermentation.

Le pain blanc courant ne peut plus être considéré comme un aliment complet, il est déséquilibré parce que carencé en éléments nobles du blé, et trop riche en hydrates de carbones ou glucides (amidon).

 

PAIN COMPLET :

 

Pour simplifier, nous désignerons par ce nom tous les pains contenant en plus de l’amidon, une plus ou moins grande partie du son, du germe, des protéines, vitamines, sels minéraux. Mais ici il devient très important de bien distinguer deux catégories de pain complet :

 

      1.  

    1. Courant :

     

Fabriqué avec de la levure, il pose un problème sérieux qu’il faut connaître lorsque l’on a le souci d’une alimentation saine. Les enveloppes de blé contiennent de l’acide phytique dont la majeure partie se retrouve dans le pain si la fermentation est à base de levure. L’acide phytique transforme le calcium, magnésium et fer et les rendent inassimilables par l’organisme.

Tout médecin, hygiéniste, diététicien vous le confirmera, lors d’un achat de pain complet ou au son, si vous avez un doute sur l’agent de fermentation, demandez une garantie écrite qui stipule bien : levain garanti sans levure.

 

  1. Au levain naturel :

 

Ici l’agent de fermentation est un levain absolument naturel et il n’y a pas utilisation de la moindre parcelle de levure à aucun moment.

Voici comment se fabrique un pain au véritable levain naturel pur. Le tout premier travail est un peu de bonne farine bien équilibrée issue de blé de culture biologique si possible, qui a fermenté le plus naturellement du monde dans un peu d’eau, de source si possible. Après plusieurs multiplications, il servira à ensemencer la première pâte. Ensuite il est prélevé une partie de pâte pour les fournées suivantes Mais il n’est jamais utilisé de levure, à aucun moment.

Ce fameux acide phytique, objet de nos préoccupations lorsqu’il y a consommation de pain complet fabriqué avec de la levure, qu’est il devenu ? Il a tout simplement été neutralisé par un autre élément du grain de blé lui même dénommé phytase. Le précieux calcium, ainsi que d’autres minéraux comme le magnésium, le fer seront préservés sous une forme assimilable mais cela ne se produit qu’avec une fermentation lente au levain naturel pur possédant un PH adéquat se situant entre 4 et5. La fermentation à la levure est d’une part trop rapide et, d’autre part, donne un PH ne convenant pas à la transformation de l’acide phytique

A poids égal, ce pain fera moins grossir que le pain blanc courant car il contient des protéines, du germe, du son, des sels minéraux, des vitamines, donc proportionnellement moins d’amidon. La digestion, la flore intestinale et le bol alimentaire seront peu à peu rééquilibrés sans aucune brutalité.

Pandémie H1N1

septembre 1st, 2009

Qui aujourd’hui ne parle pas ou ne s inquiète pas de ce que sera demain, quand la grippe A frappera à notre porte.

Revenons sur le virus de la grippe :

Le rhume et la grippe sont des affections très répandues, particulièrement durant la période de l’hiver.

Ces périodes propices aux rhumes et grippes sont celles où l’organisme est soumis à certains stress qui diminuent sa vitalité. Notre résistance s’amoindrit en même temps que nos tissus s’intoxiquent, parce que les émonctoires fonctionnent au ralenti.

Ces périodes propices aux rhumes et grippes sont celles où l’organisme est soumis à certains stress qui diminuent sa vitalité. Notre résistance s’amoindrit en même temps que nos tissus s’intoxiquent, parce que les émonctoires fonctionnent au ralenti.

Il est de coutume de partir du principe que les virus de la grippe se transmettent, d’une personne porteuse du virus à une autre, qui serait encore saine. Cette transmission se ferait particulièrement par l’intermédiaire des éternuements, ou même par contact direct par les mains.

Si cette affirmation était vraie, tous les individus qui entrent en contact avec une personne grippée, auraient nécessairement la grippe. Or, dans les faits, ce n’est pas ce qui se produit. Certaines personnes attraperont le virus de la grippe alors que d’autres ne l’attraperont pas. Comment expliquer cela?

En fait, ce n’est pas parce qu’elles n’entrent pas en contact avec ce virus, c’est tout simplement parce que leur organisme est plus résistant et qu’il est en mesure de neutraliser ce virus dès le départ, avant même qu’il puisse créer des problèmes dans l’organisme.

Chaque fois que nos réserves d’énergie nerveuse s’abaissent, notre organisme s’encrasse. Il est alors normal d’être davantage soumis aux rhumes et aux grippes, car ces affections ne sont rien d’autre, en définitive, que des tentatives de la part de l’organisme pour éliminer une accumulation excessive de déchets dans nos tissus.

Que l’on rencontre la présence de microbes et de virus dans le rhume et la grippe est chose normale étant donné qu’ils prolifèrent sur les terrains toxémiques. Cette présence ne signifie pas qu’ils soient la cause du rhume et de la grippe.

Selon la naturopathie, la grippe ne s’attrape pas, elle se développe à partir d’un terrain malsain. Sur un terrain sain, les microbes et les virus sont inoffensifs, car ils ne peuvent proliférer qu’en milieu favorable, c’est-à-dire saturé de toxines.

La meilleure prévention, comme le meilleur traitement de ces affections, doit être axé sur le renforcement des défenses naturelles et la désintoxication de l’organisme.

Comment se défendre :

Il existe à notre disposition suffisamment de moyens pour prévenir et combattre efficacement la grippe, pour que nous cessions de nous considérer comme des victimes impuissantes qui ne peuvent strictement rien faire face à ce problème.

Il est possible d’agir de façon très favorable. Évidemment, ceci implique un contrôle de la qualité de notre mode de vie. On ne peut pas à la fois s’adonner à tous les abus que commettent trop de gens et en même temps espérer jouir d’une bonne santé!

C’est une erreur de croire que le rhume et la grippe frappent aveuglément et qu’ils soient par conséquent dus au hasard. Il est faux également de croire que ces deux affections sont l’unique résultat de la présence des microbes ou des virus.

En réalité, les deux facteurs principaux qui jouent un rôle vraiment déterminant dans le rhume et la grippe sont le degré de pureté tissulaire et notre degré de vitalité. Généralement lorsque nous sommes intoxiqués, nous manquons de vitalité. Ces deux conditions suffisent à permettre au rhume ou à la grippe de se manifester. Les gens qui présentent une bonne vitalité et qui se maintiennent dans un état de pureté tissulaire suffisant peuvent facilement résister au rhume et à la grippe.

Facteurs dévitalisants

Le rhume et la grippe peuvent apparaître à la suite de certains facteurs prédisposants qui sont les suivants :

  • Transition du chaud au froid
  • Courants d’air

  • Humidité

  • Intérieurs surchauffés

  • Excès alimentaires

  • Malnutrition

  • Fatigue

  • Surmenage physique ou cérébral

  • Manque de sommeil

  • Situations stressantes

 

Tout ce qui peut diminuer la résistance de l’organisme est une porte d’entrée pour les virus du rhume ou de la grippe.

Le rôle du stress


Il est important également de surveiller toutes les formes d’épuisement de l’organisme. Il est évident qu’un organisme surmené résiste moins bien à l’action des microbes. Une étude, conduite par le Dr Sheldon Cohen de l’Université Carnegie Mellon de Pittsburgh, a précisément montré que les personnes stressées ou aux prises avec divers problèmes personnels, présentent un risque deux fois plus élevé d’être frappées par la grippe.

Il est important de bien gérer son stress et d’éviter les situations provoquant une baisse de vitalité. Il est essentiel aussi de maintenir l’organisme dans de bonnes conditions de pureté tissulaire en évitant toutes les formes d’intoxication.

Les moyens de renforcer son système immunitaire.

Durant les périodes d’épidémies de rhumes et grippes il est opportun de renforcer son système immunitaire. Pour ce faire la première règle consiste à suivre une hygiène de vie la plus naturelle qui soit, une bonne alimentation et contrôler son stress. Comme nous vivons dans un monde particulièrement pollué, il est utile de donner un coup de pouce à notre organisme pour l’aider à se défendre (phytothérapie, oligo-éléments, huiles essentielles,…).

 

 

 

 

 

 

Pourquoi consommer des huiles végétales

juillet 1st, 2009

Pourquoi consommer des huiles végétales ?

 

 

Les bienfaits des huiles végétales sont nombreux et relativement bien connus : protection du système cardio-vasculaire, nourriture du système nerveux, anti-inflammatoire, communication entre les cellules, fabrication d’hormones…

Les associations des acides gras sont subtiles et assez fragiles. Le corps doit trouver un panel bien équilibré d’acides gras insaturés poly (oméga 3 et 6) et mono (oméga 9). Voici quelques exemples d’huiles dans lesquelles ont peut trouver les acides gras :

 

  • Oméga 9 : olive, noisette, avocat

     

  • Oméga 6 : colza, noix, sésame, pépins de courge, onagre, bourrache…

     

  • Oméga 3 : noix, colza, lin, chanvre (mais aussi les poissons des mers froides)…

     

On voit donc l’intérêt de varier les huiles végétales, d’autant que l’équilibre peut être perturbé par les graisses saturées (graisses animales, beurre, fromage, en revanche le poisson est bienvenu car il est riche en oméga 3).

 

Comment les choisir, les acheter ?

 

Pour pouvoir bénéficier de tous les bienfaits de ces huiles, elles doivent être :

 

  • vierge de “1ere pression à froid”

     

  • conditionnées dans un verre fumé ne laissant pas passer la lumière

  •  

Pour avoir plus de rendement les industriels chauffent les matières premières. Les huiles une fois chauffées ont perdu leurs atouts pour la santé et sont vides d’apports pour l’organisme. Une extraction “à froid”, en revanche, permet de préserver les avantages de chaque huile.

Pour éviter l’oxydation de l’huile due à la lumière, on choisira des verres opaques.

 

Comment utiliser, associer les huiles végétales ?

 

Pour un apport optimal de tous ces oméga 3, 6 et 9, voici mon conseil :

 

  • pour l’assaisonnement l’huile d’olive avec de l’huile de noix ou de colza

     

  • pour la cuisson, l’huile d’olive est préférable à l’huile d’arachide et au beurre.

     

  • consommer au moins 2 cuillères à soupe d’huile par jour

On comprend qu’un régime sans matière grasse entraînera forcément des carences importantes portant atteinte à l’organisme et à la santé : baisse de la mémoire, concentration difficile, peau peu souple,…

MES CONSEILS SANTE

mai 6th, 2009

Chaque mois dans cette rubrique, vous retrouverez mes conseils santé : des infos, des recettes, des produits, des techniques en rapport avec la naturopathie, l’alimentation, la phytothérapie, l’aromatologie …

 

CONSEILS DE BASE D’UNE ALIMENTATION SAINE

 

  • Alléger quantitativement la quantité et privilégier la qualité
  • Remplacer les produits raffinés par des produits semi-complets ou complets (si possible Biologique surtout pour les céréales et légumineuses) exemple : preferer les pates ½ complètes ou complètes
  • Supprimer tous les sucres blancs et industriels : utiliser le sirop d’orge ou d’érable ou le véritable sucre intégral tels le Rapadura
  • Remplacer les graisses saturées par des huiles vierges de 1ere pression à froid et biologique comme l’huile d’olive pour la cuisson et pour l’assaisonnement l’huile de noix, de colza, de chanvre, de sésame…
  • Préferer la sauce de soja ou le gomasio (sésame grillé + sel) pour remplacer le sel

  • Diminuer sa ration de viande au profit du poisson ou sous produit animal (les œufs) et éviter charcuterie, plat en sauce, gibier et les excès de fromages…
  • Remplacer les épices (poivre, piment) par des aromates ex basilic, persil, origan, curcuma (épice indienne de couleur jaune), sarriette…
  • Commencer les repas par une salade ou crudité ou 1 verre de jus de légumes cru (carotte, bettrave, composition de légumes lactoferementés)
  • Associer légumineuses 1/4 et céréales 3/4 afin d’obtenir tous les acides aminés pour assurer une bonne assimilation exemple : riz semi-complet + lentilles ou pois chiches + semoule de blé
  • Consommer les fruits crus loin des repas: 11h - 17h, on peut les associer à quelques oléagineux (amande, noisette, graine de tournesol, graine de courge..). Si les fruits sont cuits, ils feront de délicieux desserts !
  • Diminuer ou supprimer peu à peu les excitants: café cacao, cola, thé noir…

Pour remplacer le café : la chicorée et autres succédanés de café ou du maté du brésil ou infuison

    Pour le thé : thé vert, thé rouge, thé blanc, infusions, ou thé noir faible en théine thé Mu)

  • Cuisson douce de type vapeur, à l’étouffée, éviter les cuissons à haute température
  • Sans oublier la mastication (repas pris dans le calme) et la joie et le plaisir de la table

 



 

 

 

 

                                              

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